Une MAPI grave : 1re journée

Une collégienne décède 75 minutes après une vaccination anti-HPV

Données médicales connues

  • À 10 h 45, une jeune fille de 14 ans est vaccinée contre le papillomavirus humain, en même temps que d'autres jeunes filles de son collège,
  • À 11 h 30 environ, elle s'effondre,
  • À midi elle décède à l'hôpital,
  • Aucun signe n'indique une réaction allergique aiguë ou un arrêt cardiaque immédiatement après la vaccination.

Le service de santé local (NHS Coventry)

  • a informé le directeur des vaccinations au ministère de la Santé ;
  • a informé l'organisme national de réglementation pharmaceutique (MHRA) de la survenue d'un événement indésirable par le biais du système anglo-saxon de la « Yellow card » ;
  • a fait une brève déclaration devant la presse, fournissant des informations sur le décès, affirmant sa sympathie pour la famille et les amis et annonçant qu'une investigation urgente et exhaustive serait menée.
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La déclaration contenait également la mise en garde suivante :

« Aucun lien ne peut être établi entre le décès et le vaccin avant que toutes les données ne soient connues et qu'une autopsie ait eu lieu. »

Au Royaume-Uni, les professionnels de la santé et les patients peuvent signaler des effets secondaires présumés des médicaments sur le site Web du système de la « Yellow card », géré par la Agence britannique de réglementation des medicaments et des produits de santé (MHRA).

Le Ministère de la santé (UK DH)

  • a placé le lot de vaccins en quarantaine à titre de mesure de précaution et alerté les directeurs du service national de la santé (NHS) ;
  • a confirmé que la MHRA avait reçu la notification (carton jaune) et débuté l'investigation ;
  • a fait une déclaration devant la presse, fournissant des données factuelles sur le décès et sur le programme de vaccination ;
  • a décidé de ne pas suspendre le programme de vaccination pendant l'investigation ;
  • a décidé de ne pas désigner de porte-parole du gouvernement pour les demandes d'interview et de ne pas faire d'autres déclarations jusqu'à ce que des informations suffisantes soient disponibles.
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Le Ministère craignait que la désignation d'une personne – par exemple un fonctionnaire du Ministère de la santé ou un scientifique du secteur public – pour assurer les interviews avec les médias ne comporte plus de risques que d'avantages car cette personne pouvait être contrainte de faire des déclarations qu'il serait difficile d'expliquer et qui seraient susceptibles d'être interprétées de façon erronée.

Si on leur avait demandé : « Pouvez-vous affirmer catégoriquement que le décès n'a pas été provoqué par la vaccination ? », ils n'auraient pas pu, à ce stade, répondre : « Pas du tou ». Sachant qu'il s'agissait du décès tragique d'un enfant, toute déclaration maladroite aurait pu apparaître comme de l'indifférence.

Le collège informe les parents de manière inappropriée

Le collège de Coventry a envoyé une lettre aux parents disant qu'« un incident malheureux s'est produit et que l'une des élèves a présenté une réaction rare mais extrême au vaccin. »

La cause du décès était toutefois inconnue à ce stade et il était impossible de dire si la tragédie avait été provoquée par une réaction au vaccin.

Bien que le collège ait rectifié plus tard dans la soirée cette information sur son site Web, elle a semé le trouble et l'inquiétude chez les parents et les médias.

Grand intérêt manifesté par les médias

  • Les médias manifestent un grand intérêt pour l'événement.
  • Les journaux télévisés du soir, locaux et internationaux, annoncent le décès de la jeune fille peu après avoir reçu un vaccin anti-HPV.