Perception des risques

Perception des spécialistes

Credit: WHO/Christopher Black

Les spécialistes de la santé ne perçoivent pas les risques associés à une intervention médicale (comme la vaccination) de la même façon que le public (parents, patients et personnes vaccinées).

Les spécialistes considèrent les risques en termes de valeurs numériques et de taux : par exemple, le tableau ci-dessous compare les risques de décès dus à trois maladies évitables par la vaccination et les risques de manifestations postvaccinales indésirables avec les vaccins approuvés.

Risques de maladies et risques associés aux vaccins correspondants

Rougeole Décès :
  • 1 sur 3000 cas dans les pays industrialisés à revenu élevé.
  • Jusqu'à 1 sur 5 lors de flambée dans les pays à revenus faible ou intermédiaire.
Diphtérie Décès : 1 sur 20 cas.
Tétanos Décès : 25–70 sur 100 cas.
10–20 sur 100 cas avec une bonne gestion des soins intensifs.
Vaccin antirougeoleux Encéphalite ou réaction allergique sévère : 1 sur 1 000 000.
Vaccin DTC Pleurs continus, puis rétablissement total : 1 sur 100 cas.
Vaccin à l'anatoxine tétanique
  • Convulsions ou choc, puis rétablissement total : 1 sur 1750 cas.
  • Encéphalopathie aiguë : 0–10,5 sur 1 000 000 de cas.

Perception du public

Contrairement aux spécialistes, les parents, tuteurs et personnes vaccinées veulent savoir s’ils seront, eux ou leurs enfants, « la personne sur un million » qui développe une encéphalite après la vaccination par le vaccin antirougeoleux.

D’autres facteurs peuvent avoir une influence sur la façon dont le public perçoit le risque, notamment :

Négligence du danger de la maladie

La plupart des adultes dans les pays à revenu élevé avec une forte couverture vaccinale n'ont jamais vu de cas de rougeole ou toute autre maladie infantile évitable par la vaccination. Par conséquent, ils peuvent sous-estimer le risque d’effets néfastes si la maladie se développe.

Influence du contexte individuel

Le public peut percevoir le risque dans divers contextes religieux, sociaux ou personnels. Par exemple, certains vont se méfier du système médical en raison d'un préjugé personnel contre les « spécialistes » et un désir de ne pas être influencé par ces derniers ; d'autres accepteront sans réserve toutes les instructions des agents de santé car ils se sentent intimidés ou inférieurs.

Aversion pour la médecine

De mauvaises expériences dans le passé (p. ex. souvenir d'une injection douloureuse ou d’un bras irrité ou enflé) peuvent également avoir une influence négative sur le risque associé au vaccin. L'idée de recevoir par injection une substance étrangère dérivée d'organismes pathogènes peut être source de peur voire de terreur. Les patients peuvent être réticents à l'idée de se rendre dans une clinique ou un autre établissement de santé, ou emmener leurs enfants s'ils trouvent l'endroit intimidant et si les agents de santé ne sont pas rassurants ou accueillants.

Pour toutes ces raisons, il est important de comprendre les inquiétudes de votre public et les différentes approches nécessaires pour bien communiquer avec les personnes prévoyant de se faire vacciner, le public et vos collègues.

Les perspectives personnelles ont une influence sur la perception.

Inquiétudes du public cible

Certaines idées fausses courantes sur la vaccination sont souvent invoquées par les parents inquiets pour remettre en cause la vaccination de leurs enfants. Si les agents de santé parviennent à réfuter ces arguments avec des faits précis, il sera possible non seulement de calmer l'inquiétude des parents sur ces questions mais aussi de les dissuader d'accepter tels quels d'autres « faits » contre la vaccination.

Voici dix des idées fausses les plus courantes. Cliquez sur chacune d’entre elles pour découvrir les informations dont vous aurez besoin pour contrebalancer ces croyance lorsque vous communiquerez avec des personnes sur le point d’être vaccinées.