La perception du public

Cette partie contient des informations supplémentaires sur :

  • 1La description de l’évolution du niveau d’inquiétude du public au sujet du vaccin, du fait des premiers comptes rendus du décès de la collégienne à la suite d’une vaccination contre le HPV et les comptes rendu suivants qui établissaient l’absence de lien entre le vaccin et la tragédie,
  • 2L’explication de l'importance d’une surveillance relative à la perception des vaccins par le public, ainsi que d'un plan de communication pour faciliter les contacts avec les médias, particulièrement lorsqu’un nouveau vaccin est intégré à un programme.

Comprendre la perception du public

Trois ans avant l’intégration du vaccin anti-HPV, le Ministère de la santé du Royaume-Uni avait réalisé des enquêtes afin de comprendre les opinions et les connaissances du public sur le papillomavirus humain (HPV) et le vaccin anti-HPV.

2005

Étude qualitative initiale menée auprès des parents au sujet de leurs opinions sur le HPV et le vaccin anti-HPV et leurs connaissances dans ce domaine.

2006  
2007

Un peu plus d’un an seulement avant le lancement du programme, des enquêtes ont été réalisées auprès des collégiennes, des parents et des professionnels de la santé.

Une enquête a évalué l’opinion des parents de filles âgées de 8 à 9 ans sur la vaccination anti-HPV. Cette enquête a été réitérée chez les filles âgées de 12 ans et leurs parents.

Certaines de ces enquêtes ont fourni des données « pré-campagne » ou « initiales » qui ont pu être utilisées pour suivre l'évolution des opinions et des connaissances en matière de vaccin anti-HPV.

Ces informations avaient pour but de déterminer l’âge le plus propice pour cibler la vaccination. Cet aspect était important pour le programme car il a permis de déplacer la mise en œuvre des établissements scolaires primaires vers les établissements secondaires.

2008

Une fois le programme de vaccination en cours, des enquêtes sont réalisées régulièrement pour en suivre l'avancement et détecter les changements dans le programme.

Début du programme normal

Début de la campagne de rattrapage

2009

Des enquêtes sont réalisées régulièrement afin de suivre les progrès et de détecter les changements dans le programme.

Poursuite du programme systématique

Fin de la campagne de rattrapage (avec un an d’avance sur le calendrier)

2010

Poursuite du programme systématique

Pour comprendre l’impact du décès de la collégienne sur la perception du vaccin anti-HPV, le Ministère de la santé a conçu une enquête lui permettant de comparer les perceptions du public au moment de l’enquête avec celles qui existaient avant le début du programme.

Le vaccin anti-HPV perçu favorablement par le public

Dans l’enquête de 2007 qui s’est déroulée avant la campagne dans le but d’évaluer comment le public percevait le vaccin, il a été demandé à des mères et à des filles de lire une fiche d’information sur le HPV et le programme de vaccination. Il leur a ensuite été demandé dans quelle mesure elles étaient favorables à la vaccination.

Au cours de l’enquête préalable à la campagne, au moins quatre répondantes sur cinq (soit 80 %) dans chaque groupe ont indiqué qu’elles étaient « très » ou « assez » favorables au vaccin anti-HPV.

Pourcentage de mères et de filles indiquant être « très » ou « assez » favorables au vaccin anti-HPV en 2007 et en 2009

Question

Vous attendez-vous à ce que le pourcentage de mères et de filles qui étaient « très » ou « assez » favorables au vaccin anti-HPV lors de l’enquête préalable à la campagne soit inférieur dans l’enquête qui a suivi la campagne menée après la crise du vaccin anti-HPV ?

OUI NON

Réponse

Réponse exacte : Non

Aucun changement significatif n’a été observé dans les pourcentages d’avis favorables concernant le vaccin anti-HPV dans l’enquête postérieure à la campagne réalisée après le décès de la collégienne.

Le pourcentage d’opinions favorable demeure élevé

Après le décès de la collégienne à la suite d’un vaccin contre le HPV, le Ministère de la santé a de nouveau demandé aux mères et aux filles de lire une fiche d’informations sur le HPV et le programme de vaccination. Il leur a ensuite été demandé dans quelle mesure elles étaient favorables au vaccin.

Aucun changement significatif n’a été constaté dans les pourcentages élevés d’avis favorables concernant le vaccin anti-HPV après le décès de la collégienne. Au moins quatre répondantes sur cinq (soit 80 %) dans chaque groupe ont indiqué qu’elles étaient « très » ou « assez » favorables au vaccin anti-HPV.

Pourcentage de mères et de filles indiquant être « très » ou « assez » favorables au vaccin anti-HPV en 2007 et en 2009

Question

Selon vous, la plupart des mères et des filles étaient-elles au courant du décès de la collégienne peu après une vaccination anti-HPV ?

OUI NON

Réponse

Réponse exacte : Oui.

La plupart des mères et des filles savaient qu’une collégienne était décédée peu après avoir été vaccinée.

Au moins huit mères sur dix et au moins sept filles sur dix connaissaient la tragédie.

Niveau élevé de connaissance du décès après une vaccination anti-HPV

La connaissance du décès d’une collégienne peu de temps après l’administration du vaccin anti-HPV a été évaluée par l’enquête postérieure à la campagne.

Afin d’établir la « connaissance spontanée », des mères et des filles ont été interrogées sur ce qu’elles avaient vu ou entendu récemment dans les médias au sujet du HPV. Entre deux sur dix et trois sur dix ont mentionné l’événement à ce stade.

Connaissance du décès de la collégienne après la vaccination anti-HPV

Si le décès de la collégienne n’était pas mentionné à ce stade, il était demandé directement aux répondantes si elles étaient au courant de l'incident, ce qui permettait d'évaluer la « connaissance assistée ». En comptant les réponses assistées, plus de 80 % des mères et 70 % des filles avaient connaissance du cas.

Connaissance du décès de la collégienne après la vaccination anti-HPV
Les autres mères et filles n’étaient pas au courant de l’incident

Inquiétude initiale concernant le vaccin anti-HPV

À celles qui avaient indiqué être au courant du décès de la collégienne, il a été demandé d'expliquer dans quelle mesure elles avaient éprouvé de l'inquiétude au moment où l'événement s'était produit. Au moins sept répondantes sur dix étaient initialement inquiètes au sujet du vaccin.

Inquiétude initiale liée au décès de la collégienne après une vaccination anti-HPV

Question

Lorsqu’on a demandé aux mères et aux filles dans quelle mesure elles éprouvaient actuellement de l’inquiétude, maintenant qu’il était certain que le décès de la jeune fille n’était pas lié à la vaccination contre le HPV, la plupart se sont déclarées toujours inquiètes au sujet du vaccin.

OUI NON

Réponse

Réponse exacte : Non.

L’inquiétude au sujet du vaccin anti-HPV a disparu chez la plupart des mères et des filles lorsque l'absence de lien entre le vaccin et la tragédie a été établie.

L’inquiétude au sujet du vaccin anti-HPV chute de manière significative

Il a été demandé aux mères et aux filles dans quelle mesure elles éprouvaient actuellement de l’inquiétude, maintenant qu’il était certain que le décès de la jeune fille n’était pas lié à la vaccination contre le HPV. Le pourcentage de mères et de filles inquiètes a diminué de manière significative après la publication d'informations supplémentaires.

Connaissance du décès après une vaccination anti-HPV

L'inquiétude la plus répandue chez les mères lors de l'enquête postérieure à la campagne était le risque associé au vaccin.

Il n'est pas surprenant que cette inquiétude ait augmenté à la suite du décès de la collégienne. Bien que l'absence de lien entre le vaccin et le décès de la jeune fille ait été établie, des inquiétudes générales quant à la sécurité resteront présentes dans l'esprit du public.