Exactitude des articles des médias

Si la réaction initiale des médias a été quelque peu réservée, de nombreuses inexactitudes ont été signalées.

1 Indication d’un lien entre le vaccin et le décès alors qu'il n'en existait aucun

Gros titre du London Evening Standard :

Appel au calme après le décès lié au vaccin contre le cancer du col de l’utérus

« Natalie Morton, 14 ans, est décédée hier après avoir présenté une réaction à l'injection rare mais d’une extrême intensité. »

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Le London Evening Standard n’était pas le seul à indiquer à tort que la collégienne était décédée d’une réaction « rare mais extrême » au vaccin.

À ce stade, la cause du décès était inconnue et il était impossible de dire si le vaccin était lié au décès.

Gros titre dans The Express :

Une collégienne de 14 ans décède après l’injection du vaccin contre le cancer du col

« Il s’agirait du premier décès lié au programme de vaccination. »

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La confusion qui a régné au sein de la presse a été générée, en partie, directement par les informations erronées diffusées par l’établissement scolaire – indiquant que la collégienne avait présenté une réaction au vaccin « rare mais extrême ». Si cette information a été rapidement rectifiée sur le site Internet de l’établissement scolaire, elle a néanmoins généré une grande confusion au sein de la presse et parmi les parents.

2 Réaffirmation d’hypothèses erronées de risque mortel

Dans certains cas, des journalistes essayant d’être utiles ont élaboré une hypothèse erronée selon laquelle il y aurait eu un risque mortel. Certains journaux ont fait valoir qu’« il ne s’agit que d’ 1 décès sur 1 000 000 de doses » alors que 400 vies seront sauvées.

La balance penche très largement en faveur du programme de vaccination.

Il est faux de dire que « ce n’est qu’1 décès sur 1 000 000 de doses. »

Le vrai chiffre est 0 décès sur 1 000 000 de doses.

Le décès n’a pas été provoqué par le vaccin.

Ces articles ont donné lieu à une hypothèse erronée selon laquelle ce risque était réel. Une jeune fille lisant ces articles pourrait penser qu’elle court un risque sur un million de mourir après avoir été vaccinée !

3 Le programme de vaccination totalement bouleversé

Certains articles ont donné l’impression que le programme de vaccination était totalement bouleversé, et par implication, que le gouvernement avait perdu le contrôle de la situation.

Article de couverture du Times du 29 septembre 2009 (mardi, 2e jour) :

Le programme de vaccination contre le cancer en pleine confusion

« Le programme national de vaccination destiné à protéger contre le cancer du col est aujourd’hui en pleine confusion à la suite du décès d’une collégienne de 14 ans peu après avoir reçu le vaccin Cervarix... »

« ...Les responsables de la santé des Midlands ont suspendu la campagne, tandis que dans d’autres régions où les établissements scolaires et les autorités locales ont pris des mesures unilatérales au mépris des directives du gouvernement, les parents continuent de s’interroger. »

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Rien n’indiquait que le programme ait été en pleine confusion. À Coventry, le NHS local n’a pas suspendu son programme de vaccination anti-HPV, mais a reprogrammé des sessions pour le mardi et le mercredi, afin de laisser au personnel le temps de recevoir toutes les informations nécessaires pour répondre aux questions du public. Dans certaines régions, les sessions de vaccination ont été temporairement interrompues car les vaccins utilisés faisaient partie du lot mis en quarantaine.

4 Choix du vaccin – Gardasil ou Cervarix

Certains articles de presse laissaient penser que le vaccin était moins sûr parce que le gouvernement avait choisi le moins cher, le Cervarix.

Deux jours après le décès de la jeune fille, le Daily Mail imprimait :

« Pourquoi n’avons-nous pas été informés de la disponibilité d’une version haut de gamme ? »

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En fin de semaine, le même article continuait...

« Ce décès tragique met en lumière le choix scandaleux de ce gouvernement en faveur de l’option la moins coûteuse. »

En réponse, The Independent on Sunday titre :

« Choisir une marque de vaccin moins chère représente une fausse économie. »

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5Distorsion par les médias

L’exemple le plus flagrant de compte rendu inexact a été publié dans l’hebdomadaire SUNDAY EXPRESS le 4 octobre – huit jours après le décès de la collégienne et longtemps après que le vaccin eut été mis hors de cause.

Un spécialiste du vaccin contre le cancer du col de l’utérus riposte, tandis que de nouveaux doutes sont soulevés concernant le décès de l’adolescente.

L’auteur revendique une interview exclusive avec le Dr Diane Harper, une scientifique qui a travaillé sur les essais cliniques des vaccins Cervarix et Gardasil.

Le SUNDAY EXPRESS affirme...

« Le vaccin contre le cancer du col pourrait être plus dangereux et comporter un risque de décès plus élevé que le cancer contre lequel il est censé protéger, met en garde un expert de premier plan qui a développé ce médicament. »

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LA VÉRITÉ :

  • Harper n’a pas déclaré que le Cervarix comportait le même risque de décès que le cancer du col de l’utérus ou que le Cervarix pouvait être plus dangereux ou comporter un risque de décès plus élevé que le cancer de l’utérus.
  • Harper n’a pas mis au point le médicament. Elle n’était pas impliquée dans les essais cliniques pour le Cervarix et le Gardasil.

Le SUNDAY EXPRESS a également affirmé...

« Le Dr Diane Harper, qui a participé aux essais cliniques sur le vaccin controversé Cervarix, a indiqué que ce produit avait fait l’objet d’un marketing excessif et que les parents devaient être correctement mis en garde contre les effets secondaires potentiels. »

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LA VÉRITÉ :

  • Harper n’a pas déclaré que le Cervarix était controversé. Au contraire, elle a déclaré à la presse que le Cervarix n’était pas « un vaccin controversé ».
  • Harper a déclaré qu’elle ne connaissait pas les effets secondaires du Cervarix car ce vaccin n’est pas disponible aux États-Unis. Elle n’a pas non plus déclaré que le Cervarix avait fait l’objet d’un marketing excessif. Ce qu’elle a dit, c’est que Merck faisait un marketing vraiment excessif pour le Gardasil aux États-Unis – mais que le Gardasil et le Cervarix n’étaient pas les mêmes vaccins.
6Rhétorique anti-vaccination

Tandis que les opposants à la vaccination ne faisaient pas l’objet d’une couverture médiatique très importante, un médecin a critiqué les programmes de vaccination universels, affirmant…

« … que les gens, particulièrement les parents, ont le sentiment de faire l’objet de brimades ou d’être traités avec condescendance s’ils osent défier la ligne officielle qui consiste à vacciner contre toutes les maladies possibles. »

« Pour Natalie, le fait que l’injection a peut-être déclenché une réaction beaucoup plus mortelle que n’importe quelle vague menace d’une maladie comparativement rare est une tragique ironie. »

« De connivence avec les géants de l’industrie pharmaceutique, le gouvernement a fait preuve de beaucoup trop de légèreté dans l’utilisation des vaccins, les présentant comme une solution sans risque à toutes sortes de maladies, même si celles-ci sont peu fréquentes. »

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Les médias d’information jouent un rôle central pour déterminer la façon dont le public perçoit les programmes de vaccination. Dans ce cas, les médias ont été surtout intéressés par l’affaire lorsque les questions portant sur la sécurité du vaccin étaient sans réponses. Ce type de questions peut donner lieu à des rumeurs et à des informations erronées.

Il est important de se placer aux avant-postes de l’affaire pour formuler les questions dans les médias et fournir des réponses précises plutôt que de réagir, car la chasse aux rumeurs et aux informations erronées et leur neutralisation s'avèrent difficiles et souvent pas totalement efficace.

« Un mensonge peut se retrouver déjà presque au bout du monde, alors que la vérité est encore en train d'enfiler ses chaussures. »

– Mark Twain